Expulsée de sa maison, une maman française de trois enfants vit dans un camping-car depuis plusieurs mois.

Camping Car

Mariée il y a 21 ans à un allemand, Paule-Andrée, cette maman française de trois enfants est en instance de divorce depuis 2014.

« En faits, j’avais fait confiance à la justice de ce pays qui était devenu le mien, celui où je travaille », raconte Paule-Andrée.

Le juge l'avait exhorté à s'éloigner du domicile conjugal pendant deux mois, en attendant que la situation se calme, afin de permettre à sa fille de se préparer à l’examen du BAC dans les meilleures conditions, hors du conflit qui existe entre son mari et elle. Il avait ordonné à son mari de lui trouver un logement et d’en payer le loyer.

Le lendemain, son mari avait fait changer toutes les serrures de sa maison. Quelques jours après, elle appris par ses filles, qu’il avait transféré toutes ses affaires dans un entrepôt à 40 km et avait installé sa maîtresse dans leur maison commune.

Résultat, pendant deux mois, elle a vécu dans une pièce de 30 m² avec simplement une plaque de cuisson en guise de cuisine et surtout, SANS ses enfants.

A la fin des deux mois, le juge a alors considéré que finalement, tout était bien comme ça et qu'il n'était donc pas nécessaire qu’elle retourne habiter chez elle, dans la maison dont elle est propriétaire pour moitié, avant que le divorce soit prononcé.

« J’ai appris plus tard de l’association Enfants Otages que les juges allemands ne prononcent jamais un divorce binational tant que le parent non-allemand a encore des droits parentaux sur son enfant ». Ce n’est qu’une fois qu’ils ont trouvé le moyen de lui retirer tous ses droits qu’ils prononcent le divorce, en expropriant le parent non-allemand, s’il est propriétaire.

« J’ai pu récemment vérifier que c’était vrai, lorsque j’ai reçu le compte rendu de l’audition de ma fille de 14 ans. Ce rapport ne reprenait pas ce qu’elle m’a dit avoir déclaré : qu’elle voulait vivre avec sa mère, dans sa maison. »

Les auditions des enfants, une autre anomalie du système allemand dénoncée à Bruxelles, puisqu’il est impossible de contrôler leur déroulement (pas d’enregistrement par exemple) et que systématiquement, l’enfant entendu préfère rester en Allemagne, avec le parent allemand et souhaite même souvent ne plus voir son père ou sa mère non allemande.

« L'hiver arrive, ma santé en souffre. Ma sécurité n'est pas non plus assurée. Mais pire encore,mes filles de 14 ans et de 8 ans ne peuvent plus voir leur maman dans des conditions normales. Leur père a soudainement remplacé leur mère par sa maîtresse, une inconnue avec qui il leur a imposé de vivre. Elles en souffrent énormément ».

Elle a fait appel du jugement mais cela ne fera que confirmer, comme d'habitude, la situation que le juge a créée pour aujourd’hui laspolier de sa maison et plus tard, pour l’écarter définitivement de ses enfants, pour leur bien-être évidemment, comme ils diront.

« Je ne sais plus à qui m'adresser », explique Paule-Andrée quicomme tous les parents, se heurte à l’immobilisme des autorités françaises. « Ce pays, considéré comme l'un des plus grands du monde, continuera-t-il à discriminer comme ça tous les parents non-allemands et à briser la vie de ces enfants qui sont l’avenir de l’Europe ? Le jugement aurait-il été le même si j'avais été allemande? Je veux rentrer chez moi. Ma fille a passé son examen et il n’y a aucune raison pour que je reste loin de mes enfants qui ont besoin de moi ! »

Paule-Andrée a souhaité elle-même raconter son histoire et lancer une pétition que vous pouvez signer ici pour la soutenir.