MANIFESTE DES ENFANTS FRANCAIS

Les milliers de parents français d’enfants binationaux, ainsi que tous les parents français d’enfants enlevés par les administrations allemandes de manière "deutsch-legal", soutiendront et soutiendront uniquement les candidats aux prochaines élections qui incluront les points exposés plus bas après quelques explications.

La République fédérale d’Allemagne s’est organisée pour enlever, notamment grâce à la réglementation européenne en vigueur, tous les enfants qui séjournent au moins six mois sur le territoire allemand.

Bien que la législation européenne prévoit la reconnaissance des décisions des tribunaux rendues dans un État de l’UE par tous les autre État membres, les codes de procédure allemands permettent à l’Allemagne de ne pas reconnaître les décisions d'autres États et notamment celles de l’État français.

Toutes les conventions et tous les règlements proclament la volonté des États membres de protéger le "bien de l'enfant". Ce concept n'est pas défini légalement et a donc la signification suivante en Allemagne :

  • l’enfant ne doit en aucun cas quitter la juridiction allemande et doit grandir en Allemagne;
  • en cas de séparation, le parent non allemand perd la garde et l'autorité parentale à plus ou moins long terme;
  • parler une langue autre que l'allemand perturberait son développement, il ne devrait donc parler que l'allemand.

Les conséquences sont dévastatrices et créent des milliers d’orphelins de parents vivants.

Rien qu’en 2016, l’État allemand, à travers de son Jugendamt (Administration de la jeunesse, partie prenante dans toutes les procédures et troisième parent de tous les enfants résidants en Allemagne), a pris en charge 84.230 enfants, dont 60.869 avec au moins un parent non allemand (sources du ministère allemand Destatis, Statisches Bundesamt)

De plus en plus d'enfants des couples français résidant en Allemagne sont également éloignés de leurs parents en raison de leur origine culturelle, de leur méthodologie pédagogique et de leur manque de connaissance de la langue allemande. Même en présence de familles en France qui prendraient soin de l'enfant, le bien de l'enfant correspond au fait de grandir dans une famille d'accueil allemande, selon les autorités allemandes.

Emigrer en Allemagne pour y travailler signifie donc mettre sa famille en danger.

Se séparer d'un conjoint allemand (si les deux ne sont pas allemands, de celui qui est plus lié à la langue, à la culture allemandes et déterminé à rester en Allemagne), signifie perdre la garde de l'enfant avec certitude et aussi facilement ses droits parentaux.

Le parent français devra payer une pension alimentaire très souvent exorbitante, fixée arbitrairement par le juge allemand, quel que soit son revenu. Les injonctions de paiement exécutées en France sans aucun contrôle en application du règlement européen RE 4/2009, aboutissent à des saisies sur le sol français, qui mettent les parents qui ont déjà perdu leurs enfants sur la paille. Ruinés et psychologiquement détruits, mais continuellement harcelés par les administrations allemandes, ils finissent par perdre leur emploi, parfois même leur logement. Mais peu importe, la France exécute.

Dans les rares cas contraires, (très très peu d'enfants ont échappé au système allemand), l'Allemagne ignore les injonctions françaises, car elle est protégée par ses codes de procédure contre les mouvements de capitaux d'Allemagne vers l'étranger.

On tente depuis au moins trois législatures de traiter ce sujet en Europe (voir "Document de travail du Parlement européen sur les mesures discriminatoires et arbitraires adoptées par le Jugendamt”).

Mais chaque fois que la question est remise sur le tapis, tous les eurodéputés allemands unissent leurs forces, au-delà des groupes et des partis, pour défendre l'intérêt national, tandis que les eurodéputés français le délaissent, au mieux par ignorance, au pire en se soumettant aux intérêts des autres.

En novembre 2018, une énième discussion a eu lieu sur ce sujet. La proposition de résolution de la Commission des pétitions était assez explicite dans les accusations portées contre l'Allemagne. Pour affaiblir la résolution en séance plénière, les députés allemands et leurs alliés germanophones ont demandé un grand nombre d'amendements, également soumis au vote. La plupart de ces amendements ont été adoptés car ils ont recueilli les suffrages favorables de trop nombreux députés français, qui ont ainsi voté contre l’intérêt national français. Pour que tout cela ne se reproduise plus et que les élus du peuple français défendent les intérêts de leurs concitoyens, même mineurs,

nous demandons aux candidats aux prochaines élections européennes de déclarer publiquement leur intention, en cas d'élection:

  • de prendre en charge le problème Jugendamt en Europe;
  • de proposer des modifications des Règlements en matière familiale qui exigent actuellement la reconnaissance des décisions allemandes;
  • de s’informer et d’informer les médias et les citoyens de ce problème;
  • d’insérer ce sujet dans leur programme;
  • d’organiser des événements et des conférences impliquant des spécialistes du Jugendamt et du système allemand de la famille, même si beaucoup ont été criminalisés précisément pour nuire à leur crédibilité, en dépit de faits irréfutables et de documents en leur possession;
  • de demander la suspension de la participation de l'Allemagne au programme Erasmus, jusqu’à la résolution du problème;
  • défendre concrètement les enfants français en Europe.


Candidats qui ont été contactés :

Alain Cadec (Union de la Droite et du Centre)
Angélique Delahaye (Union de la Droite et du Centre)
Anne Sander (Union de la Droite et du Centre)
Arnaud Danjean (Union de la Droite et du Centre)
Brice Hortefeux (Union de la Droite et du Centre)
Dominique Bilde (Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen)
Dominique Martin (Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen)
Dominique Riquet (Renaissance soutenue par la République en Marche, le Modem et ses partenaires)
Edouard Martin (Liste citoyenne du printemps européen avec Benoît Hamon)
Emmanuel Maurel (La France Insoumise)
Eva Joly (Europe Écologie)
Florian Philippot (Ensemble Patriotes et Gilets Jaunes : pour la France, sortons de l'Union européenne !)
France Jamet (Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen)
Franck Proust (Union de la Droite et du Centre)
Geoffroy Didier (Union de la Droite et du Centre)
Gilles Lebreton (Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen)
Guillaume Balas (Liste citoyenne du printemps européen avec Benoît Hamon)
Isabelle Thomas (Liste citoyenne du printemps européen avec Benoît Hamon)
Jean-François Jalkh (Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen)
Karima Delli (Europe Écologie)
Marie-Pierre Vieu (Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent)
Michel Dantin (Union de la Droite et du Centre)
Michèle Rivasi (Europe Écologie)
Mireille D'Ornano (Ensemble Patriotes et Gilets Jaunes : pour la France, sortons de l'Union européenne !)
Mylène Troszczynski (Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen)
Nadine Morano (Union de la Droite et du Centre)
Nicolas Bay (Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen)
Pascal Durand (Renaissance soutenue par la République en Marche, le Modem et ses partenaires)
Patrick Le Hyaric (Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent)
Philippe Loiseau (Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen)
Sylvie Guillaume (Envie d'Europe écologique et sociale)
Yannick Jadot (Europe Écologie)
Younous Omarjee (La France Insoumise)